Vous l’avez peut-être remarqué ces derniers temps, les hommes, spécialement ceux du pays Attié donnent un mauvais signal quant à leur relation avec leurs femmes. Deux numéros du journal Allo Police ont traité de violences et de crimes passionnels contre les femmes. Deux hommes qui tuent de manière atroce leurs conjointes en moins d’un mois. Ça fait trop ! Dans le numéro 553 du 24 au 30 août 2020, Allo police titrait : « Il tue sa femme enceinte, sa belle-mère et se donne la mort ». Les faits se sont passés dans le village d’Ahéoua dans la commune d’Akoupé. La victime, Assi Marie-Rose, a été tuée par son mari Yapi N’Cho avec un fusil de type calibre 12. Après son crime, ce dernier s’est donné la mort, peu de temps après. Le numéro 556 du 14 au 20 septembre, encore un crime passionnel. «Juste pour un soupçon d’infidélité, il fusille sa femme, bat sa belle-mère et se suicide ». Ironie du sort, les faits se passent toujours chez les Attié. N’dalet Fabrice tue sa femme Caroline avec un fusil de type calibre 12 bat sa belle-mère avant de se suicider. Dans les deux cas, les maris auteurs de fémini- cide se donnent la mort après leur forfait. Comme s’il s’étaient passé le mot, ils s’en pren- nent aussi aux belles-mères. Sahoin Assibah Fé- licité, la maman de Marie-Rose, elle, n’a pas eu de chance. Elle a été tuée sur le coup par son gendre. La mère de Caroline peut dire ‘’Dieu merci’’, pour avoir été simplement rouée de coups. Elle respire encore grâce à de bonnes volontés qui l’ont sortie des griffes de son bourreau. Dans les deux cas, je ne comprends pas cet achar- nement sur la femme. Pourquoi l’amour doit-il conduire à la mort ? La femme n’est pas un animal. Même les animaux sont protégés par leurs maitres. Les femmes sont opprimées, elles souffrent déjà de leurs conditions. Si leurs hommes deviennent des tueurs, que deviendront-elles. Dans le monde, une femme sur trois a déjà subi une violence physique ou sexuelle. Plus de 100 femmes ont été tuées par leur mari, conjoint, concubin ou un membre de leur famille. une enquête menée par une Ong nationale, l’Organisation des citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM), montre que plus de 70% des femmes subissent des violences conjugales ou des violences entre partenaires sexuels. Le mi- nistère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant travaille dans le sens de réduire les violences ba- sées sur le genre. “Alerte violence basée sur le genre n°vert 80000800” permet aux populations de dénoncer. Ne soyez donc pas complices et muets !