La première édition du Festival Wè de Marcory (FESTIWEM) s’est tenue du 13 au 15 août dernier, à Marcory. Présidé par Aby Raoul, député-maire de la commune, et parrainé par Alain Richard Donwahi, ministre des Eaux et Forêts, ce festival a été l’occasion pour de nombreux ressortissants de l’ouest de la Côte d’Ivoire, particulièrement les originaires des régions du Guémon et du Cavally, de se ressourcer dans leurs rites et traditions, de plus en plus influencés par des cultures mondaines venues d’ailleurs.


A l’ouverture du festival, le 13 août, au foyer des jeunes, une double réflexion a été menée par Dr. Alain Tailly sur « L’art de la parole en pays Wè, creuset de démocratie », et la styliste modéliste Ouli Patricia sur : « Le pagne tissé et la valorisation culturelle du vêtement Wè ».

Devant un public, venu très nombreux, apprendre et comprendre la sociologie et la culture Wè, les deux conférenciers n’ont pas manqué d’arguments. Les officiels et invités ont ensuite rejoint le village du FESTIWEM, érigé au terrain Konan Raphaël. Ici, Mmes Ouassia et Marie-Agathe Fauquemberg, représentant respectivement le parrain et le président du festival, ont procédé à la coupure du ruban.

Le FESTIWEM pouvait ainsi démarrer sous des notes de musique, danses populaires rythmées, dans une joie indescriptible. Des divinités (Glaé), les jongleurs, les jeunes chorégraphes du Klon (danse initiatique) venus de Guéhouo (Guémon) ont fait montre de leur talent au grand plaisir des festivaliers. Deux concerts géants ont donné à voir les prestations en live des artistes tradi-modernes Gbou César, Ful de Yah, Jah et le groupe Métal Fusion de Zoncé. Une formidable opportunité donnée aux touristes de découvrir les multiples facettes dont regorgent la culture et la tradition Wè. Social et vivre-ensemble, une communauté d’hommes et de femmes structurellement organisée autour des valeurs sociales telles que la musique, la danse, la chorégraphie, les chants, la mode, la lutte, la gastronomie, etc. Pour Olivier Yro, commissaire général du FESTIWEM, ce rendez-vous n’est pas qu’un simple évènement festif aux allures jubilatoires.

« Le FESTIWEM a été aussi et surtout, une incroyable occasion de laisser à la postérité des valeurs comme le courage, le respect de la tradition, le mérite, le partage et l’hospitalité », a-t-il précisé. Il a ajouté que plus de 10000 festivaliers ont régulièrement fréquenté le village des cultures Wè.


Audrey Tano (Stg)